Un an après l’entrée en application des dispositions dédiées aux stablecoins (titres III et IV) du règlement européen sur les marchés de cryptoactifs (MiCA), quels émetteurs sont conformes ? Quels stablecoins peuvent être listés sur les plateformes crypto opérant dans l’Union européenne ? Quel sort connaissent les autres ? mind Fintech fait le bilan.
Depuis le 30 juin 2024, les stablecoins et leurs émetteurs sont régulés au sein de l’Union européenne (UE). Seuls les émetteurs autorisés par les autorités nationales compétentes peuvent y opérer. Et seuls les stablecoins approuvés peuvent être listés sur les plateformes d’échange et de courtage.
23 EMT autorisés sous MiCA
Presque treize mois plus tard, à la date du 22 juillet 2025, 23 stablecoins sont autorisés à l’échange dans l’UE, dont le deuxième mondial en termes de volume : l’USDC de Circle. Ils ne sont toutefois pas forcément tous en circulation à cette date, comme par exemple le futur stablecoin dollar de Société Générale-Forge, déjà autorisé.
Le règlement a prévu des dispositions pour deux types de stablecoins : les jetons se référant à un ou des actifs (ou ART pour asset-referenced tokens) et les jetons de monnaie électronique (JME ou EMT pour e-money tokens), qui s’adossent à une devise officielle. Mais la liste blanche des ART demeure vide. Les 23 stablecoins autorisés dans l’UE sont donc des EMT, principalement adossés à l’euro (pour 12 stablecoins), puis au dollar (8), d’après leurs livres blancs consultés par mind Fintech (lorsqu’ils sont disponibles). Un stablecoin autorisé, le CZKI, émis par Stable Europe, s’appuie sur la couronne tchèque. Un autre, l’ENGBP, émis par la plateforme de Banking-as-a-Service britannique spécialisée pour les sociétés crypto Fiat Republic, est arrimé à la livre sterling. Enfin, l’émetteur Ambr Payments, qui a reçu son agrément d’établissement de monnaie électronique (EME) du régulateur lituanien, n’a pas encore publié le white paper permettant d’identifier la devise d’adossement de son futur stablecoin.