-
Worldline
paiement en ligne, paiement en magasin
-
Aurélien Barbier-Accary
CEO Worldline depuis février 2023
L’open payment est une innovation qui permet aux usagers occasionnels des transports collectifs (métro, bus, tramways, voire vélos ou trottinettes en libre-service) de valider leur voyage avec leur carte bancaire. Quel est l’état des lieux de cette technologie en France ?
L’open payment est arrivé en France en 2018 avec son implantation dans la ville de Dijon. Depuis, près d’une trentaine de villes françaises ont effectué des déploiements [contre une douzaine début 2021, Ndlr]. Toutefois, toutes ne proposent pas exactement les mêmes services.
Du côté des usagers, nous observons une utilisation croissante de ce moyen de paiement, bien que seules les autorités organisatrices des mobilités (AOM) soient habilitées à communiquer sur le sujet. En moyenne, [dans les agglomérations concernées, Ndlr] l’open payment représente 15 % à 30 % de la billettique totale, avec une augmentation liée à l’essor du télétravail qui a entraîné une baisse des abonnements. En 2020, l’AOM de Dijon indiquait que 42 % des tickets étaient vendus via l’open payment. Dans certains projets, l’open payment a remplacé jusqu’à 50 % des tickets magnétiques.
Quelles distinctions principales observez-vous dans les projets d’open payment ?
Cinq grandes différences se cachent derrière l’expression “open payment”. Tout d’abord en termes de mode de paiement, puisqu’il existe le KFT [known fare ticketing, Ndlr], qui correspond à un paiement sans contact classique, et le MTT [mass transit ticketing, Ndlr], qui exploite au mieux les bénéfices de l’open payment en faisant payer, a posteriori, le meilleur tarif possible après plusieurs passages durant une période donnée, via du post-paiement [par exemple, au-delà de trois trajets effectués, un tarif “journée” peut être appliqué automatiquement, Ndlr]. Le sens de l’histoire est d’aller vers le MTT.
Les projets varient aussi en termes de modes de transport, ainsi que de taille des réseaux.