Même si les clients se font plus rares en agence, les banques traditionnelles continuent de considérer leur réseau physique comme un argument différenciant face aux nouveaux entrants 100% digitaux. Toujours est-il que la réduction du nombre d’agences s’avère inévitable : BPCE a annoncé en février dernier la fermeture de 400 agences (soit une réduction de 5% du réseau) ; BNP Paribas devrait fermer 200 agences d’ici 2020 (sur plus de 1960) ; Société Générale pourrait en supprimer 400 sur plus de 2200 en cinq ans ; le Crédit Agricole avait annoncé dès 2013 la fermeture de 50 agences et, début avril, des manifestations ont eu lieu à la Roche sur Yon contre le projet de fermetures de la caisse régionale Atlantique Vendée de 29 de ses 215 agences… Les réseaux d’agences bancaires deviennent plus épars, mais ni les banques ni leurs clients ne sont encore prêts à les abandonner totalement. Pour protéger leur modèle, les acteurs bancaires entament des chantiers de rénovation destinés à réinventer le modèle de l’agence et à l’adapter aux nouveaux usages.
Distributeurs de billets améliorés
La modernisation de l’agence doit d’abord permettre débarrasser les agents des tâches mécaniques et monotones -celles qu’offrent par ailleurs les banques en ligne et néo-banques sur leur espace en ligne- pour économiser du temps homme et permettre aux conseillers de se consacrer aux rendez-vous à valeur ajoutée que les concurrents digitaux ne peuvent offrir. Des DAB améliorés commencent à voir le jour et les grandes banques françaises étudient les modèles multifonctions que proposent plusieurs constructeurs.
Diebold Nixdorf, par exemple, commercialise des machines recyclantes pour récupérer les billets, qui permettent de faire ds économies pour le transport de fonds et qui ont été déployés par BNP Paribas et Société Générale dans les agences françaises.