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Kaleido
blockchain, cryptoactif
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IBM France
cybersécurité, intelligence artificielle
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Stephan Hadinger
Directeur de la technologie Amazon Web Services depuis avril 2020
Depuis quelques années fleurissent sur le marché des offres de Blockchain-as-a-Service (BaaS), qui permettent de faciliter la mise en oeuvre, le déploiement et les opérations d’un réseau blockchain – alors même que de nombreuses industries, et le secteur financier en tête, s’intéressent de près à cette technologie. Microsoft a été le premier à se lancer, en 2015. “Cela a commencé par des templates de déploiement Ethereum mono-noeud, puis multi-noeud, puis multi-noeud multi-membre offrant différents types de blockchain”, rappelle Marc Gardette, directeur technique de la division Secteur Public de Microsoft France.
IBM a déployé la version 1.0 de sa plateforme de BaaS mi-2017. Alibaba a suivi en 2018, tout comme Oracle dans l’Hexagone. AWS a ensuite fait une entrée tardive sur le marché, en 2019. En parallèle de ces hébergeurs, des start-up se sont positionnées sur le créneau, à l’image de Kaleido (start-up ConsenSys), du français Rockside, créé début 2019, du singapourien Chainstack ou de l’américain Forma.
Pourquoi une solution de BaaS ?
Les solutions de BaaS sont basées sur des protocoles blockchain open-source mais gérés de manière automatisée : ces protocoles sont rendus résilients et les pratiques de sécurité ou nouvelles versions sont mises à jour automatiquement. Recourir à une solution de Blockchain-as-a-Service permet donc d’accélérer le time-to-market et de se délester des tâches de gestion de la blockchain.
Mais le marché est encore peu mature et leur utilisation est encore principalement dédiée à des tests (sur les testnets), pour réaliser des PoCs sans avoir à passer par un projet lourd de création de réseau de noeuds. “Utiliser une plateforme existante est moins lourd, et même si la solution n’a pas encore toutes les fonctionnalités nécessaires, elle suffit souvent pour la période de tests”, estime Loup Théron, consultant chez OCTO Technology.
Dans certains cas, ces solutions sont aussi utiles jusqu’en production, “pour des installations relativement ou très critiques dans lesquelles le client a besoin de garantir un socle de cohérence dans la gestion des noeuds transverses à tous les participants d’un consortium ou d’un réseau”, explique Luca Comparini, directeur blockchain chez IBM France. “Dans les consortiums, une infrastructure commune doit être gérée : il faut assurer la haute disponibilité, c’est-à-dire que le réseau tourne et ne tombe pas en panne, confirme Loup Théron. En termes de coûts et de moyens humains, cela peut coûter assez cher pour une application dont le ROI est moins important.”