Vous suivez de près les évolutions autour de la DSP2 puisque Axway travaille activement sur le sujet de l’Open Banking avec ses clients. Vous avez notamment participé aux groupes de travail sur l’open banking au Royaume-Uni. A quelques mois de l’entrée en vigueur de la directive, quel état des lieux pouvez-vous dresser ?
D’un point de vue législatif, on arrive dans une phase de maturité. Les actes délégués sont en train d’être votés ou ont été votés dans les différents pays européens. Mais au-delà, la mise en place technique de la directive est loin d’être arrêtée . Les RTS [standards techniques, ndlr] de l’Autorité bancaire européenne (EBA) définissent la technique au sens métier, pas au sens informatique. Même si ces RTS positionnent les technologies d’APIs, ils n’en définissent pas le contenu ni comment elles doivent être appliquées.
Par ailleurs, ils n’ont pas encore été validés par la Commission européenne et même s’ils l’étaient avant la fin de l’année, il faudra encore attendre 18 mois avant qu’ils ne soient applicables et imposables. Pendant au moins un an et demi, de nouveaux acteurs réglementés pourront opérer en toute légalité dans le cadre de la Directive sans que les RTS ne soient reconnus et appliqués.
Quels sont les standards en voie d’émerger en Europe ?
En Angleterre le sujet de l’open banking a été pris en main très tôt. Dès 2014, le groupe de travail monté par la trésorerie du royaume a défini le cadre de mise en place de l’open banking au Royaume-Uni.