Vous avez été nommé en avril dernier co-directeur de la Digital Agency d’Euler Hermes. Comment fonctionne l’entité et quelles sont ses missions ?
La Digital Agency a été créée il y a deux ans et demi en réponse à l’évolution du marché du trade finance sous l’effet des nouvelles technologies, de l’évolution des usages et de la plateformisation du commerce mondial. Par ailleurs, la prolifération de la donnée permet d’être plus alerte et informé pour évaluer le risque de défaut d’une entreprise – notre base de données recense 80 millions d’entreprises. Ces évolutions amènent des possibilités de profondes évolutions sur les métiers d’Euler Hermes.
L’équipe compte une quinzaine de collaborateurs, et nous avons aussi une présence à l’international. La Digital Agency a pour mission d’analyser les tendances et des évolutions technologiques mais également de les convertir en opportunités concrètes via des expérimentations. Nous testons des propositions de valeur et l’appétence du marché et nous cherchons avant tout à déterminer comment traiter de nouveaux segments de clientèle. Aujourd’hui, seules 5% des transactions du commerce mondial sont couvertes par des l’assurance-crédit.
Nous avons la volonté de réinventer nos produits pour toucher une autre cible que les multinationales qui constituent aujourd’hui le plus gros de notre base de clients : nous souhaitons intéresser les TPE et PME pour qui le coût unitaire d’acquisition était jusqu’ici trop élevé ou dont le mode de distribution n’était pas adapté.