Le Lab Covéa que vous dirigez a vu le jour au printemps 2015. A quoi sert cette structure ?
C’est un incubateur de projets internes qui est né de la réflexion stratégique du groupe sur son ambition client à horizon 2020. Nous avons identifié la nécessité d’innover encore davantage pour nous différencier et améliorer l’expérience client. Cette structure d’intrapreneuriat, qui s’inspire de la méthode “lean start-up”, est apparue comme la plus propice à une plus grande prise de risque. Pour qu’elle puisse fonctionner au sein d’un groupe comme Covéa, nous avons mis en place une gouvernance légère et appropriée à notre modèle.
C’est devant un comité d’investissement, où siègent les représentants des différentes lignes de métier du groupe, que les collaborateur viennent “pitcher” leurs idées d’innovation. C’est ce comité qui décide de financer ou non les projets qui lui sont présentés. Sur la partie projet, on cherche aussi à se rapprocher le plus possible d’un fonctionnement de start-up. Les collaborateurs forment des équipes réduites, généralement de 2 à 4 personnes, qui vont être détachés à mi-temps pour une durée de 6 à 9 mois. Chaque équipe compte un leader qui s’apparente au CEO d’une start-up.