Les plateformes de consolidation, notamment dans l’assurance, figurent actuellement parmi les actifs les plus présents sur le marché des fusions-acquisitions. Pourquoi ?
Guillaume Eymar (GE) : Il faut bien distinguer deux sujets. Certains acteurs réalisent des acquisitions tactiques et consolident leur niche, sans être une plateforme de consolidation en soi. Leur capacité à combiner croissance organique et croissance externe plaît aux investisseurs. Une société sort du lot sur le secteur quand elle a une croissance à deux chiffres. Certains produits offrent en plus une visibilité importante. La vente du courtier Magnolia a récemment affolé le marché [Magnolia a été repris par le mutualiste Malakoff Humanis début 2026, Ndlr]. La société combinait de l’hypercroissance et de la récurrence tout en opérant sur une niche, le contrat emprunteur, de long terme.
Avant la pandémie, la croissance était un facteur important quand un investisseur regardait une société. Post-Covid, les fonds d’investissement se sont tournés vers la résilience et la récurrence. Ils ont commencé à privilégier les courtiers qui adressent des entreprises, qui ont très peu d’attrition mais des taux de croissance plus faibles.