Quand avez-vous décidé de bouleverser le projet Moneytis et pourquoi vous être installés à Amsterdam pour lancer la Request Network Foundation ?
Nous avons intégré le Y combinator à San Francisco avec Moneytis début 2017 puis nous avons rejoint le Y combinator à Berlin fin 2017. C’est à ce moment-là que nous avons pivoté vers Request Network et que nous avons décidé de partir nous installer à Singapour pour découvrir l’écosystème des crypto et de la blockchain, qui est extrêmement actif là-bas. En fin d’année ou en début d’année prochaine, nous irons à Amsterdam, cette fois pour nous installer pour de bon. Nous avons choisi un endroit très central en Europe et nous allons y baser notre siège. L’équipe compte actuellement 17 personnes sur trois continents et certains ne viendront qu’une fois par mois au siège, par exemple.
Que va devenir Moneytis et comment avez-vous été amené à pivoter ?
Moneytis continue de vivre en tant que produit mais n’existe plus en tant que société. Le comparateur de services de transferts internationaux reste utile mais il n’est pas développé donc il ne survivra probablement pas des années et il finira par être fermé ou repris.
Pendant le Y Combinator, nous avons beaucoup réfléchi au problème que l’on était en train de régler, c’est-à-dire les frais trop élevés des transferts d’argent à l’international mais surtout le problème initial du paiement de factures à l’international. En tant que comparateur, on s’appuyait sur des fintech qui reposent elles-mêmes sur des infrastructures bancaires pour faire mieux que les banques.