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Conformitee
conformité, fraude
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Frédéric Maï
Cofondateur et président Conformitee depuis novembre 2017
L’amélioration des processus de KYC des entreprises constitue un enjeu majeur pour les banques, qui souhaitent réduire les coûts et les risques réglementaires, mais aussi améliorer l’expérience client. C’est pourquoi plusieurs initiatives mettent en place des plateformes de mutualisation, avec plus ou moins de succès. Parmi elles, la start-up Conformitee, née début 2019.
La genèse
“Notre prisme est avant tout tourné vers les entreprises, car j’ai été confronté en tant que professionnel à cet irritant dans la relation avec les banques et assureurs, cette sensation de tâches répétitives à faible valeur ajoutée et d’absence d’harmonisation pour lutter contre le blanchiment, raconte Frédéric Maï, cofondateur et président. Certes, les banques travaillent toutes en interne pour améliorer leurs processus, mais l’intérêt de l’entreprise est souvent relégué au second plan.” L’objectif de Conformitee : proposer une solution numérisant l’ensemble du dossier de KYC et fluidifier le processus d’onboarding ou de mise à jour documentaire en construisant une solution avec une vision collaborative.
En 2018, les cofondateurs réunissent une quinzaine de banques et trésoriers de grands groupes chez Bpifrance pour réfléchir aux contours d’une normalisation du KYC. “Il fallait définir la frontière entre ce qui relève d’informations pouvant être mutualisées, car elles ne présentent pas de caractère compétitif, et ce qui ressort de l’analyse du risque propre à chaque établissement, explique Frédéric Maï. Pendant plus d’un an, plusieurs établissements ont travaillé avec nous sur le socle normatif, c’est-à-dire la définition de ce qui doit être présent dans le dossier KYC et sur l’interprétation de la réglementation ACPR”. Parmi eux : la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, la Caisse d’Épargne Rhônes Alpes et le groupe Société Générale.
Interprétation de la réglementation
Par exemple, sur le sujet du bénéficiaire effectif, certaines banques utilisaient des pourcentages de détention de la société différents. “Confronter leurs interprétations et échanger avec l’ACPR a permis de trancher pour être en conformité mais pas en surconformité”, explique le président.