-
Finary
crowdequity, crowdfunding, cryptoactif, gestion d'actifs
-
Mounir Laggoune
CEO Finary depuis mai 2020
Quelques mois après la fermeture de l’agrégateur patrimonial LaFinBox, un autre acteur français entend faire la différence. Finary dévoile ce jeudi une augmentation de capital de 8 millions d’euros menée par ses investisseurs historiques Speedinvest et Y Combinator, avec la participation d’investisseurs privés comme Steve Anavi, Alexandre Prot (Qonto) et Eric Demuth (Bitpanda). L’opération sera suivie, en mars 2022, par une campagne de crowdequity sur la plateforme Crowdcube, ouverte à partir de 10 euros. Un objectif de 500 000 euros sera dans un premier temps affiché et “nous gardons la possibilité de lever plus en fonction de la demande”, indique la société à mind Fintech.
Finary, qui dispose du statut de conseiller en investissements financiers (CIF) depuis mars 2021, propose une plateforme de suivi et d’agrégation du patrimoine. “Mon cofondateur [Julien Blancher, ndlr] et moi-même avions tous deux investi dans des produits variés : des cryptoactifs, l’immobilier, des actions, du non coté… Nous maintenions un fichier Excel pour suivre nos investissements, se souvient Mounir Laggoune, cofondateur et CEO. Nous avons d’abord développé un outil pour nous-mêmes, avant de décider de le proposer à d’autres.”
Finary a été officiellement créée en décembre 2020. La société a ensuite intégré l’incubateur américain Y Combinator. “En trois mois, nous avons complètement reconstruit le produit, poursuit le fondateur. La plateforme a été relancée sur le web en mars 2021, puis nous avons levé des fonds en mai.” Finary boucle alors un tour de table de 2,2 millions d’euros auprès de Speedinvest, Y Combinator, Kima Ventures et de business angels. La version web a été déployée en mars 2021 et les applications mobiles en octobre de la même année.
Couverture exhaustive du patrimoine
Finary permet de synchroniser 10 000 banques et plateformes d’investissement. “En Europe, nous couvrons 360 établissements, et 11 000 en Amérique du nord”, décrit Mounir Laggoune. La solution s’appuie sur des plateformes d’open banking : la française Budget Insight, en premier lieu, mais aussi l’américaine Plaid.