Depuis ces deux dernières années, de nouvelles offres d’assurance, plus flexibles que l’assurance traditionnelle, ont fait leur apparition. Ces assurances à la demande, souvent portées par des start-up, protègent les souscripteurs lors de certains moments de vie. Cette couverture en pointillés peut aller jusqu’à l’activation et à la désactivation à l’envi.
“L’assurance à la demande est une déclinaison de l’assurance sur l’usage (ou “usage based insurance”), explique Carole Fillatre, manager assurance chez Aurexia. On n’assure pas un bien mais la manière dont on l’utilise, via une temporalité : ses skis pour sa semaine de vacances, sa voiture parce qu’un ami va l’utiliser… On affine donc énormément le risque qu’on assure.”
Aujourd’hui, le marché pèserait 1% des montants de prime d’assurance dans le monde, selon Carole Fillâtre. “C’est encore minoritaire mais le marché présente un potentiel de développement assez important.” Selon EY, l’assurance sur l’usage représentera 15% des primes en Europe, Asie et Amérique d’ici 2020.
Smartphones, drones et voitures
L’acteur le plus connu sur le créneau est incontestablement Trōv, qui permet d’assurer des smartphones ou appareils photo à la journée (pendant un départ en vacances ou un concert, par exemple). Disponible en Australie et au Royaume-Uni, la société se déploie aux Etats-Unis avant de s’attaquer au Canada, Japon et Allemagne. Plusieurs l’imitent déjà, à l’image de l’assureur britannique Ageas (UK), qui a lancé en août 2016 Back Me Up, une assurance forfaitaire mensuelle qui couvre trois objets personnels (ordinateur portable, vélo…), les clés de maison et de voiture, ainsi que les voyages à l’étranger.