Proposé par Banque Casino, Oney ou encore Cofidis, le paiement fractionné consiste en un paiement carte en trois ou quatre fois et permet d’augmenter le taux de conversion et le panier moyen des commerçants. Le marché a émergé à la fin des années 2000. Oney a lancé en 2008 ses premiers produits de paiement fractionné, pour des achats de 40 à 6 000 euros. Ils sont aujourd’hui proposés chez plus de 400 partenaires, dans le high tech (Boulanger, Samsung, Devialet), la mode (Vente-privée, Showroom-privé, Camaieu), le sport (Intersport, Decathlon), la santé (Atol, Afflelou) et le voyage (Air Caraïbes, Thomas Cook, LastMinute)…. “C’est un déclencheur d’achat pour 72% des clients, selon les études que nous avons réalisées auprès de nos clients”, assure Corinne Hochart, CEO de Oney France. La société revendique un NPS (Net Promoter Score, outil de mesure de la satisfaction client) à 79%, en progression continue. Chez certains commerçants, le taux de pénétration de la solution de paiement fractionné dépasse les 40%, ajoute la CEO.
Banque Casino, de son côté, a développé une première offre de paiement en trois fois en 2013 pour Cdiscount. “Le cahier des charges réclamait que le service soit extrêmement simple en termes d’expérience client, avec un parcours quasiment en un clic, se souvient Marc Lanvin, directeur général adjoint. Cela a tellement bien fonctionné que nous avons été sollicités par d’autres e-commerçants pour le déployer.” À partir de fin 2016, des premiers voyagistes comme MisterFly, Selectour, Aigle Azur ou encore PerfectStay ont déployé la solution. Environ une centaine de partenaires sur plusieurs milliers de point de vente la proposent désormais.
Le paiement en trois ou quatre fois est généralement facturé selon le choix du commerçant : il peut être payant pour le client final (souvent aux alentours de 1,5 à 2% de la commande) et dans ce cas, le commerçant s’acquitte d’un peu moins de 1% du montant en moyenne. Certains commerçants l’offrent gratuitement et prennent donc en charge le coût total facturé par le fournisseur.
Intégration dans les PSP
L’intégration de ces solutions dans des prestataires de services de paiement (PSP) et surtout dans des solutions de paiement bout-en-bout comme Adyen ou Stripe, très utilisées par les plus petits e-commerçants, permet de les démocratiser.