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L’Enterprise Ethereum Alliance (EEA) a été fondée en janvier 2017 par 30 sociétés, dont JPMorgan, Accenture, Microsoft, Intel, Santander ou encore Credit Suisse. Objectif affiché : “développer des standards technologiques et faciliter l’utilisation du protocole Blockchain Ethereum dans le secteur privé”. A la différence d’autres consortiums blockchain, l’EEA vise l’ensemble des secteurs corporate. Un an et demi après sa création, l’EEA revendique 450 membres à travers le monde. Ces acteurs de toutes tailles appartiennent à divers secteurs industriels. Mais quelles sont les réalisations de ce consortium géant ?
Contrairement à l’écrasante majorité des consortiums blockchain, l’EEA est une organisation à but non lucratif qui ne mise pas sur la création de cas d’usage ou d’applications. “Le but est de permettre à plusieurs entreprises d’échanger sur la manière dont elles utilisent Ethereum dans un cadre privé ou même dans un cadre public”, décrit Jérôme de Tychey, président de l’association Asseth, qui a rejoint l’EEA deux mois après l’annonce de sa création. Avec un premier enjeu : définir les besoins des membres liés à Ethereum. Les discussions portent à la fois sur le niveau applicatif et sur le logiciel client, c’est à dire le logiciel qui envoie les demandes à la Blockchain Ethereum. “Nous nous demandons comment configurer le client et l’infrastructure sur l’application décentralisée pour que les entreprises puissent utiliser Ethereum de manière sécurisée et pour qu’elles disposent des fonctionnalités dont elles ont besoin pour leur secteur”, explique Alessandro Voto, directeur régional pour la côte ouest des Etats-Unis chez le start-up studio ConsenSys, à l’origine de la création de l’EEA (voir encadré).
Car “il n’existe pas une seule version privée “entreprise” d’Ethereum, mais un certain nombre de suites de logiciels clients et d’applications décentralisées”, souligne Alessandro Voto. Par exemple, le client Quorum, créé par JPMorgan, permet d’ajouter de la confidentialité aux transactions passées sur Ethereum.