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Trade Republic
trading
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Scalable Capital
robo-advisor, trading
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BUX
trading
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Matthias Baccino
Markets group lead Trade Republic depuis mai 2023
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Marc Braun
Senior account executive Upvest depuis avril 2025
Alors que les marchés actions et crypto évoluent globalement à la baisse depuis le début de l’année 2022, les applications de trading sans commission sont directement concernées par ces perturbations. La chute des marchés entraîne une baisse de l’activité des investisseurs et pointe en conséquence les faiblesses de leurs modèles économiques, trop dépendants des volumes de transactions. L’exemple le plus frappant de ce retournement est l’acteur pionnier de ce segment d’activité : la plateforme d’investissement américaine Robinhood, dont l’engagement des utilisateurs s’est fortement amoindrie ces derniers mois (-43 % d’investisseurs actifs mensuellement en l’espace de cinq trimestres).
De ce côté-ci de l’Atlantique, les néocourtiers Bitpanda, Bux, Trade Republic et Scalable Capital ont également vu un ralentissement des transactions. Leurs équipes doivent redoubler d’efforts, non seulement pour fidéliser leurs clients existants mais également pour en attirer de nouveaux. Tous sont en effet déjà en phase d’expansion géographique – à l’inverse de ces acteurs européens, qui ont débuté leur internationalisation tôt dans leur croissance, leurs homologues étatsuniens n’y songent que maintenant, confrontés à une décélération sur leur marché domestique. Ainsi, Robinhood veut s’étendre à l’international via son futur wallet crypto et Public.com a annoncé l’ouverture de nouveaux marchés en 2023.
La France, un marché à défricher
Créés entre 2014 et 2015, ces quatre néocourtiers ont tous posé leurs valises en France dans le cadre de la libre prestation de services, à commencer par l’Autrichien Bitpanda, lancé durant le premier confinement en mai 2020. La solution néerlandaise Bux a suivi quelques mois plus tard, en juillet. Puis les Allemands Trade Republic et Scalable Capital les ont rejoints respectivement début 2021 et en mars 2022. Freetrade et Shares, des applications concurrentes lancées au Royaume-Uni, ont également fait part de leur envie de se positionner dans l’Hexagone. Et pour cause, la France est à la fois un marché conséquent – sa population représentait 15 % de celle de l’Union européenne début 2021 selon l’Ined – et vierge de concurrents directs sur le même modèle.
Malgré l’absence de pure players locaux, force est de constater que les néocourtiers étaient attendus par les Français. Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), il y avait plus de 400 000 clients actifs sur les plateformes des néocourtiers au troisième trimestre 2021, contre moins de 100 000 deux ans auparavant. Il faut toutefois noter que si dans ce dossier, nous restreignons notre champ d’étude aux néocourtiers qui se sont lancés directement sur mobile, l’AMF intégrait dans son rapport d’autres acteurs “dont les offres se démarquent [des banques et courtiers en ligne, Ndlr] en matière de fonctionnalités nouvelles et de frais de courtage” comme ActivTrades, Degiro, eToro et Trading212.
Du trading spéculatif à l’investissement de long terme
Arrivées avec des offres sans commission, dans un contexte de taux bas où les livrets et produits d’épargne rapportaient peu, et à un moment où les épargnants avaient réalisé des économies durant la crise sanitaire, les applications d’investissement ont su convaincre les particuliers de tenter leur chance en Bourse.