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Sous l’effet combiné de la DSP2 puis de l’introduction progressive d’Instant Payment, les banques craignent de voir à terme la fréquence d’utilisation de leurs cartes bancaires diminuer au profit d’applications tierces permettant d’effectuer des virements instantanés de compte à compte. Une évolution qui mettrait à mal leurs revenus issus des commissions interbancaires, mais aussi la relation client. Pour s’y préparer et contrer la concurrence, les acteurs français qui s’étaient jusque-là peu penchés sur les offres de cashback, étudient tous plus sérieusement cette possibilité et plusieurs projets sont déjà en cours. De quoi peut-être remplacer chez certains les programmes de points de fidélité extrêmement onéreux (ils coûteraient 20 à 25 millions d’euros par an à maintenir chez les grands groupes) et dont le ROI est difficile à mesurer.
LCL a été pionnier en matière de cashback, via son programme Avantage+ lancé en octobre 2015. Depuis la refonte du programme, le lancement d’un nouveau plan marketing et l’activation automatique d’une partie des offres début 2017, le programme est en croissance : un million de clients étaient enrôlés en novembre 2017, contre 600 000 en mai de la même année. Et plusieurs concurrents sont désormais sur les rangs. Selon Les Echos, BPCE mène un pilote en partenariat avec l’acteur historique du cashback Plebicom. Selon nos informations, la start-up CDLK a de son côté travaillé sur un projet de grande envergure avec le groupe Crédit Agricole, qui est cependant actuellement mis en pause. BNP Paribas expérimente également une offre et Société Générale devrait aussi faire évoluer son programme existant en ligne. CFC Services, filiale de FranFinance (groupe Société Générale) opérant une dizaine de programmes de cashback dont ceux du groupe (Grande Avenue dans le cas de SocGen), ne propose encore que des offres en ligne mais “travaille sur une offre en magasin”, assure ainsi Claudie Bonnotte, directrice commerciale.
Récupération du flux monétique
La mise en place du programme de fidélité et la mise en valeur des données liées aux transactions nécessitent en premier lieu d’être capable de les récupérer. Pour y parvenir, plusieurs solutions s’offrent aux banques. La première consiste à se baser sur les flux monétiques, comme le fait LCL.