Vous annoncez une levée de deux millions d’euros en equity ainsi que le financement d’un nouveau fonds FPS (Fonds professionnel spécialisé) à hauteur de 10 millions d’euros, qui prêtera, aux côtés des particuliers, aux entreprises sur WeShareBonds. Qui sont les souscripteurs de ces deux levées ?
Les investisseurs en equity et en dette sont les mêmes puisque pour un euro injecté au capital, ils ont pu apporter 4 à 5 euros dans le fonds de crédit. La Banque Postale a investi suffisamment pour conserver 10% du capital.
Pour le reste, nous pensions au départ nous adresser exclusivement à des investisseurs institutionnels. Cela n’a pas fonctionné car ils visaient un ticket minimum de 5 millions d’euros mais ne voulaient pas prendre plus de 10% à 15% du FPS… que nous voulions fixer à 10 millions d’euros.
J’ai donc finalement confié la gestion de la levée à Damien Beurier [ancien banquier chez Rothschild nommé directeur du développement commercial en juin 2017, ndlr] qui a rassemblé un casting de personnes physiques qui aimaient le produit. 75 business angels aux profils financiers (traders, professionnels de la banque privée) ont ainsi participé aux deux opérations de financement. Ils ont vu en nous la dernière plateforme indépendante qui participera au jeu de la consolidation et qui est prête à ouvrir son capital. La Mutuelle Générale et La Banque Postale Assurance ont par ailleurs financé le fonds de crédit sans toutefois entrer au capital.
Si les institutionnels souhaitaient investir de plus gros tickets, pourquoi ne pas avoir gonflé le montant du fonds FPS ?
Parce que je n’avais pas le dealflow pour l’écouler. Le premier fonds FPS de 4 millions d’euros, levé en juin 2016 et rejoint en novembre par la Banque Postale, n’a encore été dépensé qu’à moitié et sera totalement investi d’ici fin 2018.