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Société Générale Ventures
capital-risque, financement des entreprises
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IZNES
blockchain, gestion d'actifs
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Treezor
API, banking-as-a-service
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Didier Lallemand
Managing director Société Générale Ventures depuis décembre 2018
Pouvez-vous nous rappeler la genèse de Société Générale Ventures ?
Société Générale Ventures a été créé fin 2018 et rattaché à la direction innovation du groupe. Nous l’avons structuré comme un fonds de corporate VC avec une entité juridique et une holding financière, avec la capacité de pouvoir investir et porter les investissements à travers toutes les filiales du groupe. Cela nous permet d’investir via les entités les mieux positionnées. Par exemple, pour l’investissement réalisé en République Tchèque dans Lemonero, il était plus efficace d’investir à partir de notre banque en République Tchèque qui noue par ailleurs des relations commerciales avec la start-up. Nous nouons d’ailleurs quasi-systématiquement des partenariats en parallèle des prises de participation.
Par qui étaient portés les investissements auparavant ?
Ils étaient identifiés et portés par nos métiers. Le problème, c’est que si certains métiers avec des collaborateurs sachant manier ce levier réalisaient des prises de participation, d’autres restaient à l’écart. Le rôle de Société Générale Ventures est justement de fédérer, accompagner les métiers et normer la manière de qualifier les dossiers. Aujourd’hui, nous travaillons donc de façon étroite avec les métiers de la banque.
Combien avez-vous investi depuis la création ? Quelle est votre enveloppe ?
Nous avons, à date, investi plus de 230 millions d’euros, et ce depuis 2015 puisque certains investissements ont été réalisés avant la création de Société Générale Ventures. Nous n’avons pas de perspectives sur des enveloppes à venir parce que nous opérons à la fois des participations minoritaires et majoritaires, ce qui peut significativement modifier la taille du portefeuille – comme le rachat de Shine par exemple.
Nous avons donc sécurisé une poche de financement pour suivre le portefeuille existant sur ses tours de table dans les deux ou trois années à venir, et ensuite nous estimons un appétit pour les investissements minoritaires ou majoritaires, qui reste théorique.