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BlackFin Capital Partners
capital-risque
Les investisseurs allemands sont des investisseurs heureux : ils jouissent d’un écosystème de fintech fourni et varié, ainsi que d’un contexte économique favorable. « Il y a moins de créations d’insurtech que de fintech, et d’une manière générale, il y a encore suffisamment d’entreprises pour attirer les fonds. Il existe d’ailleurs peu de fonds en Allemagne qui n’aient jamais investi dans une fintech !« , souligne Fabian von Trotha, directeur général de Dieter von Holtzbrinck Ventures, un acteur positionné sur les premiers tours de financement. Les villes qui ont concentré le plus grand nombre d’investissements en venture capital (VC) dans les fintech en 2016 sont Berlin (734 millions d’euros), Hambourg (212 millions), Munich (155 millions), Francfort (48 millions) et Düsseldorf (35 millions), selon Statista.
Quant au nombre de fintech outre-Rhin, Comdirect en recensait près de 700 en 2017. « Nous assistons aujourd’hui à une phase de croissance de la scène fintech en Allemagne, qui peut être due au volume de certaines transactions à Berlin. Il y a déjà beaucoup de fintech intéressantes et matures en Allemagne dans lesquelles on peut investir. En même temps, de nouvelles entreprises entrent constamment sur le marché « , observe Christoph Gerlinger (photo), directeur général de German Startups Group (GSG).
Vive concurrence
Selon une étude d’Ernst & Young (EY), les fintech avaient levé 307 millions d’euros auprès de fonds de capital-risque en Allemagne à mi-2017 (après 400 millions levés en 2016), soit près de 40 fois plus qu’en 2012, où elles avaient levé 10,2 millions d’euros. Au final, EY recensait 42 deals à mi-année et un montant moyen par deal de 7,3 millions, anticipant un volume de 614 millions d’euros et de 84 deals sur l’année 2017.
Dans ce contexte, la concurrence est vive entre les fonds. « Il existe de belles sorties, des tours attractifs et des valorisations intéressantes, ce qui aiguise les appétits. En tant que fonds, il est donc important d’arriver à se différencier et à apporter une réelle valeur ajoutée aux fintech pour bien se positionner« , explique Maxime Mandin, investment manager chez BlackFin Capital Partners.