Vous êtes responsable de la plateforme “partenaire” pour le groupe BPCE. De quoi s’agit-il ?
Le Crédit Agricole avait initié, avec son CA Store en 2013, la pratique de mise à disposition d’un catalogue d’APIs pour développer des applications mobiles, mais le marché n’était pas encore mature. Dans une logique similaire, même si le fonctionnement sera différent, nous sommes en train de tester en interne une plateforme d’open banking baptisée 83C3 API.
Pour nous, la question de l’ouverture ne se pose pas : elle est nécessaire, structurelle et non négociable. Seule reste à déterminer la vitesse à laquelle nous allons nous ouvrir. Conjoncturellement, nous devons adresser le sujet réglementaire de la directive européenne sur les moyens de paiement (DSP2), et cela va nous permettre d’accélérer sur le sujet et de le pousser au sein d’entités du groupe qui n’étaient pas les plus enthousiastes.
Quels services seront proposés sous la forme d’APIs ?
La plateforme intégrera en premier lieu les APIs nécessaires pour se conformer à la DSP2, bien que l’entrée en vigueur des standards techniques (RTS) ne soit fixée qu’à fin 2019 : consultation de solde, accès aux données, initiation de paiements.