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Franck Guiader
Responsable innovation et fintech depuis juin 2018
L’AMF a décidé de créer une division Fintech, Innovation, et Compétitivité (FIC) afin d’identifier les enjeux auxquels les fintech devront être confrontées. Huit mois après, avez-vous déterminé ces enjeux ?
Nous identifions les enjeux en étudiant les dernières évolutions en matière de technologie financière et en écoutant les fintech qui nous questionnent sur la réglementation qui leur sera appliquée. Depuis ma prise de fonction, nous en avons rencontré plus d’une centaine. Toutes expriment un besoin de régulation, quelles que soient leurs activités. Elles jugent les obligations en matière de conformité nécessaires pour se rendre davantage crédible auprès de leurs partenaires et investisseurs, particulièrement lorsqu’elles se trouvent en phase de maturité. Avoir un agrément d’un régulateur représente pour elles un gage de qualité et de confiance. Il leur faut donc en face un régulateur réactif qui leur permet d’entrer sur le marché dans de bonnes conditions.
Encadrer des services innovants signifie-t-il qu’il faille rapidement inventer des nouvelles règles pour suivre leurs poussées rapides ?
Toutes les fintech ne sont pas considérées comme innovantes d’un point de vue réglementaire.