Quelles ressources attribue Natixis aux travaux du consortium R3 et comment travaillez-vous ?
Une petite équipe dédiée assure un rôle de gestion de projets et de coordination puis nous mobilisons des experts métiers et techniques sur chacun des sujets. On s’appuie au maximum sur nos ressources pour former en interne. L’organisation de R3 repose sur des “calls” réguliers et sur une “wiki”, une base collaborative composée de différentes sections auxquelles tous les membres contribuent. Pour mener à bien les projets, comme sur le trade finance, avec développement de contrats intelligents, certaines banques se portent volontaires en fonction de leur appétence pour tel ou tel sujet et contribuent sur les streams business ou techniques, voire les deux…
R3 a créé une technologie de registre distribué, Corda, tout en testant en parallèle d’autres protocoles comme Ripple, la blockchain d’Intel, Ethereum etc… Selon vous, lequel va finalement prévaloir ?
Je n’ai pas la réponse. Pour l’instant, beaucoup d’acteurs, dont Natixis, ont décidé de ne pas faire de choix définitif parce que nous sommes convaincus que nous allons observer d’abord une période de divergence de plusieurs années durant laquelle plusieurs technologies vont être créées, avant que ne s’opère une convergence vers quelques protocoles avec des cas d’usage précis.