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Meniga
En France, les acteurs qui ont développé une technologie de PFM ne sont pas les mêmes que ceux capables d’opérer des programmes de fidélité avec des commerçants. Pourquoi vous positionnez-vous les deux créneaux ?
Ce qui a commencé comme un PFM a évolué vers la construction de blocs pour aider les acteurs traditionnels à créer une banque mobile nouvelle génération. Nous offrons donc des outils pour mieux comprendre son budget et catégoriser ses dépenses,mais nous utilisons aussi les données bancaires pour créer des offres de fidélisation, de CLO (card-linked offers)… Nous ne nous positionnons pas comme un service d’agrégation mais comme un service permettant de créer de l’engagement autour des données bancaires.
Récupérez-vous vous-même les données bancaires ou nouez-vous des partenariats avec des services d’agrégation ?
Soit nous nous branchons aux APIs de la banque cliente et nous nous contentons des données bancaires de ses clients, soit nous nouons un partenariat avec un spécialiste de l’agrégation. En France, par exemple, où nous travaillons avec BPCE sur la future banque mobile Fidor Bank, nous utilisons la première option : nous nous branchons aux APIs de la banque. Nous nous voyons comme un “middleware” et l’agrégation n’est pas du tout le coeur de notre offre.
Sur le segment du PFM et du coach financier, que propose Meniga ?
Nous aidons les utilisateurs à mieux comprendre leur argent et à mieux le gérer, au-delà de la simple catégorisation des dépenses. Et nous sommes bien meilleurs qu’à nos débuts pour réussir à créer de l’engagement. Au départ, nous n’arrivions pas à pousser plus de 20% des utilisateurs à budgétiser leurs dépenses.
Nous avons donc commencé à lancer des challenges simples, comme sur une application de fitness. Par exemple, dépenser 20% de moins dans les fast foods pendant le mois.