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banque privée, gestion d'actifs
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Pierre Marin
Directeur général RockFi depuis août 2023
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Gustav Sondén
Cofondateur Colbr depuis janvier 2021
Les points clés
- La digitalisation s’impose comme un levier stratégique pour les CGP, permettant d’alléger la charge administrative et d’améliorer l’expérience client, malgré une adoption encore inégale des outils numériques
- L’attaque contre Harvest a révélé la vulnérabilité du secteur, la dépendance à un fournisseur unique et l’urgence d’investir dans des infrastructures résilientes et des plans de continuité adaptés.
- De nouvelles solutions, portées par l’IA et l’intégration de services, émergent pour offrir aux CGP des outils plus performants, interopérables et centrés sur l’utilisateur, tout en répondant aux attentes de réactivité et de personnalisation des clients
Dans un secteur de la gestion de patrimoine en pleine mutation, la digitalisation s’impose comme un levier stratégique majeur, sur fond de consolidation du secteur, d’une pression réglementaire accrue et d’une concurrence toujours plus vive. Face à ces défis, de nouvelles solutions technologiques émergent, conçues pour répondre aux enjeux opérationnels et commerciaux des conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Leur promesse : améliorer l’expérience des épargnants, alléger la charge administrative des CGP et redonner aux conseillers le temps de se consacrer à leur véritable valeur ajoutée : le conseil.
Si le baromètre 2024 de la Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine (CNCGP) atteste d’une adoption croissante des outils numériques — 76 % des membres utilisent des agrégateurs de comptes comme Harvest et 49 % recourent à des services d’analyse de fonds — la réalité du terrain montre que le chemin reste encore long. “Lors d’un rendez-vous d’une heure avec un client, il m’arrive de passer les 45 premières minutes à remplir des questionnaires et à gérer l’administratif, sans avoir le temps d’aborder le moindre conseil”, déplore un conseiller.
Des clients finaux mieux équipés que leurs conseillers
Autre réalité frappante : l’écart entre les nouvelles solutions disponibles pour les épargnants, comme la plateforme Yomoni, et celles à disposition des professionnels.