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Guillaume Avrin
Coordonnateur national pour l'intelligence artificielle Hyperledger depuis janvier 2023
Quel est le rôle du “Coordonnateur national pour l’intelligence artificielle” ?
Ma mission concerne la coordination interministérielle de la stratégie nationale en intelligence artificielle, ce qui consiste à s’appuyer sur l’ensemble des administrations concernées, ainsi que sur les centres et laboratoires de recherche, pour structurer l’écosystème d’IA sur le long terme et à tous les stades du développement technologique : formations, R&D, applicatifs, certification, mise sur le marché et diffusion intersectorielle, soutien et encadrement du déploiement.
Avez-vous d’ores et déjà une feuille de route et, le cas échéant, quels sont ses grands axes ?
La stratégie nationale pour l’intelligence artificielle (SNIA) a été lancée en 2018 et renouvelée fin 2021. La priorité de la phase 2 de la SNIA est de favoriser la diffusion de l’IA dans notre économie.
Nous comptons atteindre cet objectif en agissant selon trois axes. D’abord, la formation initiale et continue à l’IA, en finançant la mise en place de formations « cœur IA » centrées sur les enseignements statistiques et mathématiques, et de formations appelées « IA+X »centrées sur l’application, l’utilisation et compréhension du pouvoir transformateur de l’IA (traitement automatique du langage, reconnaissance automatique des images, etc.) dans un domaine particulier (médecine, pharmaceutique, droit, production industrielle, logistique, industries culturelles et créatives, cybersécurité, etc.).
Ensuite, la poursuite d’un soutien à l’offre “deep tech”, aux acteurs émergents de l’innovation, notamment sur les volets IA de confiance, IA frugale et IA embarquée, en capitalisant sur des communs numériques (librairie logicielle souveraine en matière d’apprentissage machine et de préparation de données, outils pour le test et l’intégration d’algorithmes d’apprentissage profond sur des cibles embarquées, etc.), ainsi que les nouvelles avancées (IA générative, giga-modèles, etc.).
Enfin, l’instauration d’un cadre favorisant le rapprochement entre l’offre et la demande en IA, notamment via la mise en place d’outils nécessaires à la mise sur le marché d’IA de confiance et la mobilisation de l’ensemble des intermédiaires (les assureurs, les banquiers, les consultants, les organismes notifiés, les autorités notifiantes, les centres d’essais, etc.).