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ConsenSys
blockchain, cryptoactif, cryptomonnaie
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Guillaume Dechaux
Managing director ConsenSys depuis août 2022
ConsenSys a annoncé début 2020 une restructuration majeure, ainsi qu’une réduction de 14 % des effectifs. A quoi ressemble la société aujourd’hui ?
ConsenSys a été restructurée en août 2020 et scindée en deux entités distinctes, avec d’un côté ConsenSys AG, la société suisse initiale, qui conserve une activité d’incubateur et de venturing [renommée ConsenSys Mesh, ndlr]. Et de l’autre côté, ConsenSys Software Inc (CSI), éditeur de logiciels. L’entité a vu le jour avec l’acquisition de Quorum, la plateforme blockchain de JPMorgan. À cette occasion, la banque américaine a fait son entrée au capital de ConsenSys Software Inc, aux côtés d’autres investisseurs comme UBS [Des actionnaires de ConsenSys AG souhaitent d’ailleurs intenter une action en justice contre l’entreprise concernant des transferts d’actifs entre ConsenSys AG et ConsenSys Inc, parmi lesquels les produits phare MetaMask et Infura, qui auraient été sous-évalués, ndlr].
Les deux sociétés sont désormais indépendantes, et je suis le head of sales global et président en France de ConsenSys Software Inc (CSI), qui se positionne comme un éditeur software et non plus un start-up studio. Les produits les plus mûrs nés au sein de ConsenSys AG ont été transférés dans CSI : c’est le cas de MetaMask [wallet crypto, ndlr], des outils de développement blockchain Infura, Truffle, Diligence et Codefi et de Quorum, blockchain privée. Certains produits, qui avaient été incubés par ConsenSys puis pris leur indépendance, ont été rachetés. C’est le cas de Treum, plateforme NFT [jetons non fongibles, ndlr], par exemple. D’autres sont restés indépendants, comme Kaleido.
Joseph Lubin, le cofondateur, est-il toujours impliqué dans les deux structures ?
Tout à fait. Il détient d’ailleurs 50 % de CSI en direct et ConsenSys AG, dont il est actionnaire, détient aussi 10 % des parts de CSI.