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Iris
capital-risque
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Julien-David Nitlech
Managing partner Iris depuis juillet 2013
Quelle est la thèse d’investissement d’Iris ?
Iris est apparue dans les années 1980 et a eu plusieurs vies. Aujourd’hui, la société de gestion se distingue sur trois aspects précis. D’abord, la thèse d’investissement, qui vise des actifs technologiques verticaux et forts. Par exemple, nous avons investi dans Shift Technology en 2014, qui est le “state of the art” du machine learning encore aujourd’hui, avec une équipe sortie de Polytechnique. Nous avons aussi misé sur Kyriba, une solution de gestion de trésorerie et de cash, dès 2010, qui faisait le pari d’une solution verticale cloud pour les grandes entreprises. En dehors de la fintech, nous avons pu investir dans la robotique, la logistique. Mais nous ne faisons pas de “tech-enabled services” [qui couplent le développement de la technologie à un accompagnement humain, Ndlr], comme peuvent l’être les plateformes de livraison.
Ensuite, nous investissons aussi bien en venture qu’en growth, auparavant avec un fonds global [300 millions d’euros, dont un tiers dédié au early-stage, investi entre 2017 et 2023, Ndlr] et désormais avec des véhicules séparés. Nous disposons d’un véhicule pour l’early-stage de 120 millions d’euros [l’objectif initial affiché fin 2022 était de 150 millions d’euros, Ndlr], clôturé fin 2023, avec lequel nous avons déjà réalisé huit opérations et qui a vocation à en boucler environ quinze à vingt au total. En parallèle, un fonds growth est en cours de levée, avec un objectif allant de 300 à 500 millions d’euros pour investir sur des séries C, D et au-delà. Nous enregistrons d’ailleurs une forte traction sur sa collecte.
Troisième point notable de notre stratégie : nous investissons en France et en Allemagne, pour des raisons logistiques, mais aussi car nous avons une forte croyance dans ces marchés. Ils constituent deux bassins très efficaces et complémentaires pour les corporates et permettent de s’étendre plus facilement dans le reste de l’Europe et de passer à l’échelle.
Nous ne réalisons pas beaucoup d’opérations par an : 4 ou 5 dans les années basses, 10 à 12 lors des grosses années.