En Corée du Sud, l’application de messagerie KakaoTalk a su résister face à l’essor de WhatsApp et Messenger sur son marché domestique : elle y revendique 44 millions d’utilisateurs actifs mensuels, pour une population de 51 millions d’habitants. Le groupe KakaoTalk édite aussi des applications de transport, jeux mobiles, contenus musicaux et de vente d’e-books.
Tout comme Facebook, le réseau social sud-coréen cherche à multiplier les points de contact avec ses utilisateurs et diversifier ses sources de revenus, afin de réduire sa dépendance à la publicité. Quel que soit le domaine, sa recette pour lancer de nouveaux produits s’appuie sur quatre avantages concurrentiels : une base d’utilisateurs incomparable à l’échelle du pays, une utilisation à travers tout le pays et par toutes les couches de la population, un accès inégalé et massif à des données utilisateurs et des coûts d’acquisition réduits au minimum.
Les services financiers sont rapidement apparus comme un secteur où KakaoTalk pouvait s’imposer, grâce aux synergies entre ses différents services et à la force de son image de marque.