La Banque Postale, comme ses concurrents de la place, s’intéresse au potentiel de l’intelligence artificielle générative (GenAI ou IA Gen) pour ses activités. L’entreprise s’est emparée du sujet courant 2023 en structurant un programme dédié, dans la continuité de ses expérimentations précédentes.
La conformité au cœur des travaux
“L’arrivée de la GenAI a catalysé des réflexions plus larges sur la refonte de nos processus métiers en associant aussi d’autres technologies d’intelligence artificielle et d’automatisation au sens large, en combinant notamment IA et RPA”, confie à mind Fintech Frédéric Germain, chief data & AI officer groupe.
Au-delà de la priorisation par la valeur métier, l’usage responsable de ces technologies est au cœur des travaux du data office sur l’encadrement des risques et la conformité au cadre réglementaire – intégrant un volet éthique en s’appuyant sur la charte éthique data & IA de La Poste.
Et, comme l’explique le chief data & AI officer, l’actualité réglementaire autour du règlement européen sur l’intelligence artificielle (RIA) a en outre encouragé La Banque Postale à renforcer le volet conformité de sa démarche.
“La confiance des clients et la sécurité des données sont au cœur de nos préoccupations”, indique Frédéric Germain. Ces différents enjeux ont conduit, à ce stade, à un choix “atypique”, par rapport à d’autres acteurs, de conservation des données sur les infrastructures on-premise de La Banque Postale.