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Covalt
crédit en ligne, financement des entreprises, marchés de capitaux
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Ladislas Manset
Cofondateur et CEO Covalt depuis janvier 2019
Pouvez-vous nous expliquer le positionnement de Pono ?
Nous nous positionnons dans la chaîne de valeur du crédit, au niveau de la garantie – le cadre juridique qui permet à l’emprunteur de récupérer tout ou partie du prêt, si la personne physique ou morale ne peut rembourser, si la personne physique ou morale ne peut rembourser. Pono cible les crédits accordés à des personnes morales.
Ces garanties créent la confiance pour les prêteurs, mais elles ont été un peu délaissées. Pourtant, elles sont d’autant plus importantes qu’il est de plus en plus difficile de prêter sur la base d’un cash flow prévisionnel à cause de la crise sanitaire, des mouvements sociaux… Mais dans les banques, qui représentent 85 % de l’octroi de crédit en France, les équipes front office qui doivent gérer les garanties sont sous-staffées. Pono propose donc une solution de gestion externalisée sur laquelle les prêteurs peuvent s’appuyer pour traiter les garanties.
Nous avons créé la société en septembre 2019 et notre premier cas d’usage est celui de la fiducie. C’est un outil juridique assez récent, et la garantie la plus efficace du droit français. Mais elle est encore très peu utilisée. Il faut dire que les garanties traditionnelles (hypothèque, gage, nantissement), largement utilisées jusqu’à maintenant, présentent un fort avantage : elles sont assez simples à mettre en place. Pour le nantissement, par exemple, il s’agit d’un contrat de deux pages. Mais elles présentent aussi deux inconvénients majeurs. D’abord, lorsqu’il y a un défaut, elles sont très longues et coûteuses à exécuter car il faut passer par voie judiciaire. Ensuite, ce sont des garanties très destructrices de valeur, à la fois pour le prêteur et surtout pour l’emprunteur. Ces garanties passent par des ventes judiciaires pour lesquelles la perte de valeur oscille entre 30 et 60 %.