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Atekka
insurtech
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Descartes Underwriting
assurance dommages, gestion du risque, insurtech
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Xavier Olive
Directeur des opérations Atekka depuis mars 2022
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Joran Chambolle
Chargé de développement solutions paramétriques Bessé depuis janvier 2020
Marquée par une sécheresse et des épisodes de grêle d’une ampleur inédite en France, l’année 2022 a rappelé une évidence : les agriculteurs arrivent en première ligne face aux conséquences du dérèglement climatique. Pourtant, l’assurance n’est pas perçue comme un instrument de couverture indispensable contre les aléas climatiques. Des moyens ont été déployés : en 2005, l’État commence à subventionner le coût de la prime d’assurance multirisque climatique des récoltes (assurance récolte). Ce soutien s’inscrit depuis 2015 dans le cadre du second pilier de la politique agricole commune (PAC).
Les résultats ne sont toutefois pas à la mesure des enjeux. L’an dernier dans l’Hexagone, environ 30 % des surfaces agricoles utiles étaient assurées, dont la moitié dans les régions de la Bourgogne, du Centre, du Nord et de l’Est. Le nombre d’exploitations assurées ne dépasse pas les 60 000, soit environ 13 % du total. Cette protection profite essentiellement à la production de céréales. Le taux de couverture des vergers ne dépasse pas 3 %, celui des prairies n’excède pas 1 %.
Or, des événements aussi imprévisibles et intenses que les aléas climatiques peuvent ruiner les récoltes, aussi bien en termes de quantité que de qualité. Et pour les assureurs présents sur ce marché, l’activité plombe les comptes. Selon les données de France Assureurs, le rapport sinistres à primes n’a cessé de se détériorer depuis des années. Il était de 107 % en 2021 pour les contrats sur cultures (multirisque climatique et grêle). Pour les vignes et les cultures fruitières, des gelées tardives en avril 2021 ont fait exploser les ratios de sinistralité, à 285 % et 180 % respectivement.
Cette tendance n’est pas récente. “En cumulé sur la période 2005-2020, le ratio S/P est égal à 109 %, avec une dégradation depuis 2016, avec un pic à 143 % en 2020, alors que selon les assureurs, il devrait se situer autour de 70 % pour que le produit assurance récolte leur permette de dégager de la rentabilité”, souligne le think tank Agriculture Stratégies.