Les nouveaux acteurs de l’affacturage, qui ciblent les TPE et PME, ne pèsent pas lourd sur le marché français, estimé en France à 189,5 milliards d’euros en 2016 par l’Association française des sociétés financières. En 2017, Finexkap vise les 150 millions d’euros financés et Edebex les 50 millions d’euros sur le marché français. Mais cela n’empêche pas les acteurs traditionnels de l’affacturage de ressentir la pression de ces nouvelles offres bien plus souples.
Depuis le début de l’année, plusieurs factors de premier plan ont annoncé en réaction le lancement de nouvelles offres plus flexibles et digitales : Crédit Agricole Leasing & Factoring avec Cash In Time, en octobre et Compagnie Générale d’Affacturage (CGA), filiale de la Société Générale, avec Avenir plus le même mois. Natixis Factor est aussi en train de tester une nouvelle offre baptisée Flash Factures. La Banque Postale serait en train de travailler sur une nouvelle offre, tandis que BNP Paribas Factor met en avant son offre impulsion, créée en 2011 et adaptée depuis pour permettre la cession des factures en ligne et gagner en souplesse. CM-CIC Factor, qui a racheté GE en 2016, n’a par contre pas fait d’annonce en ce sens. Seul un service de numérisation de la transmission des factures baptisé e-defact a récemment vu le jour.
Ces nouveaux services se positionnent, comme les nouveaux entrants, auprès des TPE et PME, même si seul Avenir Plus (Société Générale) fixe un chiffre d’affaires maximum de 1,5 million d’euros HT. Ils proposent de financer jusqu’à 150 000 à 200 000 euros (contre 500 000 euros pour Finexkap). Les acteurs traditionnels tentent de mieux servir un segment jusque-là délaissé par le secteur et veulent toucher un nouveau segment de clientèle.
Depuis le lancement de Cash in Time, en septembre 2017, le financement moyen s’élève à 10 000 euros, rapporte Pierre Stelmaszyk, responsable communication de Crédit Agricole Leasing & Factoring. « Jusqu’ici, nous accompagnions beaucoup de grosses entreprises et d’ETI, notamment pour les aider dans leur expansion internationale, raconte-t-il, mais nous adressions peu la cible des TPE qui a pourtant des besoins importants de trésorerie.