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Lovys
insurtech
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Leocare
assurance dommages, insurtech
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Allianz Direct
insurtech
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João Cardoso
Cofondateur et CEO Lovys depuis septembre 2017
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Christophe Dandois
Cofondateur et CEO Leocare depuis août 2017
La crise de la COVID-19 a remis en lumière la nécessité pour les assureurs de rehausser les standards de l’expérience client. Un effort de longue haleine dont la traduction en termes de refonte des systèmes d’information, de digitalisation des parcours ou de conception de nouveaux services n’a pas encore produit ses pleins effets.
Pour les nouveaux entrants, l’opportunité consiste à proposer de nouvelles modalités d’interaction basées sur des principes tels que l’autonomisation, la personnalisation, la flexibilité ou encore la prévention. mind Fintech a choisi d’étudier le positionnement et la stratégie des néo-assurances actives sur le segment de l’habitation (multirisque habitation ou MRH).
Trois acteurs se distinguent en France : Luko, Leocare et Lovys. Ces start-up partagent un point commun : elles sont inscrites auprès de l’Orias en tant que courtier d’assurance ou de réassurance (COA). Focalisés sur la distribution, les courtiers se tournent vers des (ré)assureurs de plein exercice pour le portage de risque et la co-construction des offres. Pour les solutions d’assurance habitation, il s’agit de Munich Re via Great Lakes et de Swiss Re via Wakam pour Luko, de L’Equité (filiale d’assurances dommages de Generali France dédiée aux partenariats BtoB en marque blanche) pour Leocare, et de L’Equité et de Wakam pour Lovys.
MRH : un marché de 10,9 milliards d’euros en 2019
Selon les données clés de l’assurance française en 2019, collectées par la Fédération française de l’assurance (FFA), les contrats couvrant les biens des particuliers ont représenté un montant total de primes de 11,3 milliards d’euros (+ 4,3 % par rapport à 2018), dont 10,9 milliards d’euros pour des contrats MRH (+ 4,1%). Avec une charge des prestations totalisant 7,8 milliards d’euros (+ 2,3 % sur un an), le ratio combiné – un indicateur clé qui rapporte ce que l’assureur décaisse à ce qu’il encaisse en combinant le ratio de sinistralité et le taux de chargement – s’établissait en 2019 à 94 % (avant réassurance). Un ratio combiné inférieur à 100 % témoigne donc d’une rentabilité technique de l’activité.
Luko assume sa spécialisation
Née en 2016 et active dans le domaine de l’assurance habitation depuis 2018, Luko revendique près de 100 000 assurés, dont 96 % en habitation.