Jusque-là proposées comme un service complémentaire à leur offre de compte courant par quelques banques traditionnelles, les solutions d’arrondi pour épargner pourraient devenir un business fructueux. Depuis une dizaine d’années déjà, LCL offre à tous ses clients détenteurs de cartes une option gratuite baptisée System’Epargne. Elle peut-être souscrite en ligne ou en agence et permet aux clients d’épargner en arrondissant à l’euro supérieur ou aux 5 euros supérieurs chacun de ses achats par carte bancaire. Le surplus est versé chaque mois sur un livret et peut même être réparti entre deux bénéficiaires. Si Caroline Viguier, responsable du développement marketing épargne, refuse de préciser le nombre de clients LCL ayant souscrit à l’offre, elle assure “qu’ils sont très satisfaits du service, qui est complémentaire au programme de cash back Avantage+”. Pour LCL, le but est “d’offrir un service supplémentaire aux clients et de les aider à épargner”, mais pas de le monétiser. Monabanq a lancé une offre quelque peu similaire en 2008, à une différence près : la banque abonde systématiquement 15% de l’arrondi épargné sur un livret.
Pour Birdycent et Piggou, deux start-up françaises fondées en 2015, l’ambition est toute autre. Toutes deux comptent bien monétiser leur solution d’arrondi destinées à épargner – Birdycent a lancé une application sur iOS et Android et Piggou édite un site Internet en attendant la sortie de ses applications à la rentrée. Mais si Birdycent mise sur une commercialisation en marque blanche, Piggou se concentre sur le BtoC.
La proposition de valeur est similaire. Fondé en novembre 2015 et lancée début 2016, Birdycent revendique 10 000 utilisateurs pour lesquels le service permet d’arrondir à l’euro supérieur, dont 50% d’actifs ayant connecté leur carte bancaire à l’application.