- Les entreprises font face à une “guerre totale” où les menaces militaires, cybernétiques et économiques s’entremêlent, rendant l’anticipation stratégique indispensable à la survie.
- L’émergence de courants libertariens et de la finance décentralisée (DeFi) crée une économie parallèle qui défie la souveraineté des États et les cadres fiscaux traditionnels.
- Face à l’explosion des coûts climatiques, le désengagement relatif des assureurs classiques force les entreprises à privilégier la résilience interne et les nouveaux modèles mutualisés.
Entre guerre commerciale, cyberattaques et catastrophes climatiques, les entreprises accumulent les chocs sans pouvoir reprendre leur souffle. “Nous ne sommes plus dans une simple gestion des risques, mais dans une navigation en eaux troubles où la capacité d’anticipation devient la condition de la survie”, observe Pierre Donnersberg, coprésident de Diot-Siaci, rencontré lors des récentes Rencontres de l’AMRAE à Deauville.
Dans ce contexte, le registre Vigie 2040 propose une approche différente. Plutôt qu’un simple inventaire de menaces, cette étude prospective réalisée par le cabinet Arengi, avec Diot-Siaci, le CDSE et l’IFACI, analyse chaque tendance selon une double lecture : risque et opportunité. “En 2018, nous avons senti le besoin d’allonger l’horizon de temps, explique Audrey Lesueur, cofondatrice d’Arengi. L’objectif est de permettre aux entreprises de sortir du mode réaction pour anticiper les transformations de fond”.
Parmi les 70 tendances identifiées, trois ruptures structurent cette édition : la mutation du risque géopolitique, l’émergence d’une contestation technologique de l’État, et la remise en cause des modèles d’assurabilité.