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Alma
paiement en ligne, paiement en magasin
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Louis Chatriot
Cofondateur et CEO Alma depuis janvier 2018
Pouvez-vous dresser un bilan de votre activité ?
Nous avons 20 000 marchands partenaires, de toutes tailles [contre 16 000 fin 2023 et 12 200 fin 2022, selon les comptes annuels de la société, Ndlr]. Récemment, nous avons, par exemple signé, avec Micromania et Jardiland.
L’activité française continue de croître très vite. Alma est incontestablement le leader du marché, devant Klarna et les historiques Oney et Floa, qui voient leurs parts de marché diminuer, selon les données auxquelles nous avons accès.
Quels volumes avez-vous gérés en 2024 ?
Nous avons géré l’an dernier un volume de paiement de 2,1 milliards d’euros, contre 1,3 milliard d’euros en 2023, et enregistré un chiffre d’affaire de 75 millions d’euros – nous franchirons les 100 millions cette année ou l’année prochaine. Le produit net bancaire a atteint 50,9 millions d’euros [contre un PNB de 33 millions d’euros en 2023 pour une perte nette de 29,6 millions d’euros, Ndlr].
Nous avons, par ailleurs, nettement amélioré notre marge nette, mais nous continuons à être déficitaires. Nous nous attendons à être à l’équilibre ou presque en 2025 [en août 2022, la start-up a levé 115 millions d’euros en equity, faisant entrer Tencent, GR Capital et Roosh Ventures à son capital. Un montant auquel s’est ajouté 395 millions d’euros en dette (dont 300 millions d’euros apportés par BNP Paribas), Ndlr]. La société compte 330 collaborateurs [contre 301 fin 2023 et 307 fin 2022, Ndlr].
En juillet 2024, nous avons lancé un fonds de titrisation non consolidé pour la première fois de notre histoire. C’est très impactant car, comme ce n’est plus au bilan, nos exigences de ratios prudentiels sont moins élevées qu’auparavant et nous pouvons croître plus vite.
Des banques nous ont fait suffisamment confiance pour acheter nos créances, y compris le risque, ce qui est une grande première – auparavant, Alma portait le risque via un fonds de titrisation non déconsolidant, avec un mécanisme de rachat de créances. Cela prouve leur confiance totale quant à la qualité des créances originées par Alma. À noter que cela apparaîtra sur nos comptes 2024, puisque nous avons vidé le SPV [special purpose vehicle, Ndlr] précédent, qui apparaissait au bilan, pour abonder celui-ci.
Qu’en est-il de votre activité à l’étranger ?
Notre volume de transactions hors de France a été multiplié par deux en 2024 – il représente désormais entre 10 % et 15 % de notre volume global. Nos principaux marchés étrangers sont l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas.