Vous venez des télécoms où vous avez dû faire face à l’arrivée de nouveaux acteurs et à l’évolution des modes de consommation. Dans l’écosystème bancaire, quelles principales ruptures identifiez-vous ?
Derrière la révolution numérique, il y a effectivement des phénomènes de rupture qui peuvent être liés à la réglementation – la DSP2 va par exemple renforcer les interconnexions des systèmes informatiques – à l’évolution des attentes clients et à l’arrivée de nouveaux acteurs. Ces ruptures, comme toute innovation, sont porteuses d’opportunités mais aussi de remises en question et de risques. Charge à nous de bien les anticiper. Pour préparer notre nouveau plan stratégique, nous avons réfléchi à la manière dont ces ruptures pouvaient s’inscrire dans une évolution de nos processus, de nos métiers et de notre relation avec les clients. Notre objectif : se différencier.
Le 19 novembre, Natixis a présenté New Dimension, son plan stratégique 2018-2020. Il est très axé sur le numérique. Natixis accusait-il un retard sur ce thème ?
Sur 3 ans, Natixis prévoit en effet d’investir 450 millions sur les projets d’optimisation et de transformation numérique. Toutefois, même si le plan précédent n’avait pas inscrit le digital comme axe stratégique, cela ne signifie pas que rien n’a été fait entre 2015 et 2017. Nous avons par exemple lancé fin 2015 La BIG Factory, notre incubateur de projets internes. Celui-ci a récemment donné lieu à la commercialisation de plusieurs produits : notamment Amplus (un service digital d’épargne salariale pour préparer sa retraite) et My Car Lease (un outil de souscription en ligne de véhicules d’entreprise).