Vous avez refondu en profondeur l’application AXA Banque en avril dernier, sur iOS et Android. Quelles nouveautés avez-vous intégrées ?
Nous avons mis l’accent sur le concept “d’affordance”, c’est-à-dire que nous voulions que tout soit intuitif et simple pour les clients, des qualités apportées par les néo-banques sur le marché. Le chantier a duré un an environ et nous avons voulu développer une application native [développée spécifiquement pour le système d’exploitation]. Le design a été repensé, la nouvelle application est dotée du Touch ID et les transactions sont automatiquement catégorisées. Le client peut aussi ajouter un bénéficiaire de virements en quelques secondes, modifier ses plafonds… La carte bancaire peut être désactivée et ré-activée depuis l’application, mais nous le proposions déjà depuis mars 2017.
Désormais, nous développerons des modifications de manière régulière, avec des méthodes agiles et des livraisons rapides pour améliorer l’application en continu. L’application mobile enregistre aujourd’hui 1,4 million de visites par mois. Cela représente 55% à 60% des connexions des clients sur les espaces en ligne.
Avez-vous fait appel à un prestataire pour la catégorisation ?
La catégorisation avait été créée pour Soon et nous l’avons intégrée dans la nouvelle version d’AXA Banque. Nous sommes capables de catégoriser plus de 90% des transactions. Soon a été un laboratoire, lancé en 2013, avant même l’arrivée des néo-banques. Nous avions repéré des acteurs comme Simple sur le marché américain et nous voulions regarder comment le marché allait réagir à une banque mobile. Nous avons recruté 35 000 clients puis nous avons préféré fermer Soon pour des raisons d’optimisation et pour concentrer nos efforts sur une seule application.