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WiSEED
crowdequity, crowdfunding immobilier
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Mathilde Iclanzan
Directrice générale WiSEED depuis août 2021
Quel a été l’impact de la crise du Covid-19 sur l’activité de WiSEED ?
2020 n’a pas été une année facile. Nous avons pris des mesures fortes mais nécessaires pour préserver la confiance de nos investisseurs. Et nous avons délibérément choisi de ne pas s’engager dans une course aux volumes. Ainsi, le comité d’engagement a préféré renoncer à 20 millions d’euros de projets plutôt que de sélectionner des dossiers dont nous n’étions pas pleinement convaincus de la fiabilité. Le financement des PME en dette a également été suspendu, le temps que nous comprenions les effets de la crise. Nous ne voulions pas être la plateforme à laquelle on s’adresse faute d’obtention d’un PGE [prêt garanti par l’Etat, ndlr].
Comment l’activité se porte-t-elle aujourd’hui ?
Nous sommes très surpris par le rebond de l’activité. Le volume de collecte devrait atteindre 70 millions d’euros cette année, contre 45 millions en 2020. Au total, la plateforme a dépassé les 310 millions d’euros collectés depuis son lancement. En termes de chiffre d’affaires, nous prévoyons un atterrissage à 6 millions d’euros en 2021, contre 4 millions l’an dernier. Et la société devrait renouer avec la rentabilité, après une perte en 2020 due à la crise mais aussi à des choix d’investissement. Enfin, on devrait totaliser sur 2021 une dizaine de sorties. Certaines sont largement positives, comme le concepteur de chaufferies biomasse Agroenergy qui a réalisé un multiple net de 3,7.
Quels sont ces choix d’investissement ?
Nous avons refondu notre système, mis en place des outils de business intelligence et déployé un CRM encore plus performant.