Le lancement par BNP Paribas de Finsy, solution d’affacturage 100% en ligne pour les PME, en juin dernier, n’inquiète pas outre-mesure les fondateurs de la start-up Finexkap. “D’autres acteurs traditionnels vont aussi se lancer, assure Cédric Teissier, CEO. Mais notre parti pris technologique nous permet d’être considérablement en avance sur eux.” Il assure même que “leur présence aura le mérite d’aider à démocratiser l’affacturage”. Lancée en janvier 2015, la société s’est fixée pour objectif de “créer un environnement technologique pour accéder à un financement de flux inter-entreprises”, que les fondateurs appellent du “network lending”.
La plateforme Finexkap, dont Finsy semble s’inspirer, est vouée à ne devenir qu’une source minoritaire de revenus pour l’entreprise. En 2016, la société a officiellement annoncé l’ouverture de son API pour se connecter à des partenaires, dont des logiciels de facturation. Un quart de l’origination provient désormais du “network lending”, c’est à dire des canaux d’API-sation. Et “à terme, deux tiers à 80% de l’origination de factures proviendra du réseau”, assure Cédric Teissier.
Quatre briques d’API
Finexkap a en fait commencé à ouvrir son API dès fin 2015. C’est avec la marketplace des freelances Hopwork qu’elle expérimenté le dispositif. Le partenariat a finalement été annoncé officiellement en juillet 2017 lors de la présentation de la solution baptisée Cash Market. Hopwork représente actuellement “une bonne majorité” du quart de l’origination provenant des API, révèlent les fondateurs. “La viralité est excellente.”
Outre cette solution, Finexkap se branche à trois autres types d’acteurs. D’abord, les logiciels de comptabilité, dont Sage depuis mars 2013.