Le mouvement des ICOs, qui avait atteint son apogée début 2018, continue de perdre en intensité. Au premier trimestre 2019, ICObench a recensé 328 opérations (dont 221 n’ont pas levé de fonds) pour un montant total de 902 millions de dollars. Cela se compare à 585 opérations (dont 378 infructueuses) au quatrième trimestre 2018, pour un total de 1,4 milliard de dollars. Au premier trimestre 2018, 581 ICOs avaient permis de lever 6,5 milliards de dollars.
Pour rappel, les initial coin offerings (ICOs ou émissions de jetons) sont définies par l’Autorité des marchés financiers (AMF) comme des « levées de fonds, effectuées à travers une technologie de registre distribué qui donnent lieu à une émission de jetons (« tokens »), ceux-ci pouvant être ensuite, selon les cas, utilisés pour obtenir des produits ou services, échangés sur une plateforme (marché secondaire) et/ou pouvant rapporter un profit« .
Les « utility tokens », c’est-à-dire les jetons assortis de droits d’usage ou de paiement, ont favorisé l’essor des ICOs en installant un mode de financement désintermédié et non régulé. Avec à la clé des désillusions pour ceux ayant soutenu des projets non maîtrisés, voire frauduleux.
Un jeton assimilable à un titre financier
Cette phase d’euphorie passée, une forme plus évoluée de l’ICO gagne en popularité : la security token offering (STO).