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Ledger
cryptomonnaie, cybersécurité
En quelques mois, la start-up Ledger a changé de dimension. Les ventes de son wallet, qui permet de sécuriser les crypto-monnaies, ont explosé en même temps que le marché des monnaies virtuelles, passé d’une valorisation globale de près de 17,68 milliards de dollars début janvier à 179,3 milliards actuellement, selon Coinmarketcap.
En avril, à l’occasion de l’annonce d’une levée de fonds de 7 millions d’euros menée par la MAIF (qui est depuis sorti du capital, cf encadré), Ledger revendiquait 50 000 wallets hardware écoulés depuis son lancement en 2015. Six mois plus tard, la start-up a franchi les 400 000 produits vendus dans 165 pays.
Pourquoi Ledger intéresse-t-il tant les détenteurs de crypto-monnaies ?
Les détenteurs de crypto-devises ont le choix entre plusieurs solutions pour gérer leurs clés privées, qui prouvent qu’ils sont bien les propriétaires des tokens achetés. Ils peuvent passer par des plateformes comme l’américaine Coinbase par exemple, et leur confier leurs clés. De plus en plus régulées et contrôlées, elles présentent désormais peu de risques de hacking ou de contrepartie, reconnaît Eric Larchevêque, cofondateur et CEO de Ledger.
Mais dans ce cas, l’utilisateur ne peut investir que dans les crypto-monnaies proposées par le tiers de confiance (sur Coinbase, par exemple, Bitcoin, Ethereum et Litecoin). Surtout, avance Eric Larchevêque, “pour beaucoup de détenteurs, les crypto-monnaies représentent une application financière alternative aux monnaies fiat contrôlées par les gouvernements et sont protégées en cas de défaillance du système. Confier ses fonds à un tiers soumis à de fortes contraintes de régulation, c’est perdre cet avantage.” Et d’ajouter : “Le credo de la communauté bitcoin, c’est que celui qui ne possède pas ses clés privées ne possède pas ses bitcoins.”