Quatre obstacles qui empêchent le bon fonctionnement des APIs ouvertes et comment les surmonter

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Si les avantages des API ouvertes sont clairs, quatre facteurs clés peuvent bloquer leurs progrès et leur adoption. La bonne nouvelle est qu’il existe des solutions viables pour les surmonter dans chaque cas, estime Felix Grevy, responsable de la gestion produit chez Finastra.
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Avec la montée en puissance des API ouvertes, nous en sommes maintenant à la troisième vague d’innovation en matière d’API. Après avoir progressé dans la première vague en tant qu’outils propriétaires, essentiellement internes, et dans la deuxième, en tant qu’outils spécifiques aux banques utilisés dans des environnements fermés, la troisième vague voit les API ouvertes devenir le catalyseur essentiel de la « plate-forme » de la banque et des paiements, générant ainsi des avantages pour l’écosystème des services de paiements. Quels sont les facteurs qui peuvent bloquer leur adoption et comment les dépasser ?

1. Réglementation ou absence de réglementation

Dans certaines régions, des réglementations telles que la DSP2 de l’Union européenne et l’Open Banking Initiative du Royaume-Uni sont les principaux moteurs de changements vers l’Open Banking et les API ouvertes. Toutefois, les banques craignent que l' »ouverture » de leurs systèmes d’innovation à des tiers ne présente des risques. Quant aux régulateurs, ils laissent aux acteurs du marché le soin d’élaborer des normes et des directives pour les API ouvertes. Il est essentiel de mettre en place des normes dans la mesure où si les API ouvertes de deux banques sont complètement différentes, l’effort requis pour la collaboration ou l’intégration est multiplié par deux. Il est donc impératif que les API soient gérées avec soin pour promouvoir l’ubiquité, la concurrence et la collaboration.

2. Infrastructure informatique historique et complexe

Aujourd’hui, la plupart des infrastructures informatiques des banques sont constituées en grande partie d’applications et de systèmes qui pour certains ont plus de 30 ans et ont été conçus pour des besoins différents. Cela signifie qu’il y a souvent des questionnements quant à la capacité des banques à fournir les ressources informatiques nécessaires pour intégrer l’univers des API ouvertes. Afin de combler cette absence de ressources, la solution serait de réunir fournisseurs et FinTech, qui eux, peuvent offrir des compétences et une expertise spécialisée.

3. Préoccupations concernant l’adoption rapide du cloud

La décision d’ouvrir les API est liée à l’augmentation des migrations vers le cloud, qui s’opèrent actuellement dans le secteur des services financiers. Toutefois, de nombreuses banques s’inquiètent des risques potentiels de sécurité, dus au fait d’être les premiers à migrer vers le cloud. Bon nombre de ces préoccupations ne sont cependant pas fondées, car il est plus difficile de faire face aux menaces de sécurité en interne que de se fier à un fournisseur de cloud qui possède des niveaux de sécurité extrêmement élevés. Néanmoins, il est important que les craintes des banques soient prises en compte et qu’un changement de mentalité s’opère. Les acteurs de l’écosystème, tels que les prestataires spécialisés dans le cloud et les API sont des alliés indispensables pour apporter un tel changement.

4. Défis liés à la monétisation des API ouvertes

Les clients des banques sont des consommateurs habitués aux applications et services bancaires gratuits et ont tendance à rechigner quand il faut payer pour l’utilisation des applications API, même lorsque celles-ci améliorent leur quotidien. Toutefois, il existe déjà des possibilités de monétiser des API ouvertes, à travers les services de consolidation des finances personnelles ou la mise en place de programmes de fidélisation.

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