219 millions de dollars : c’est le montant que les capital-risqueurs ont investi dans les start-up de la regtech au premier trimestre 2017 (94 millions au premier trimestre 2016), selon une enquête KPMG datée du 17 mai. Par ailleurs, le cabinet CB Insights souligne que le nombre d’opérations liées aux regtech a enregistré une augmentation de 9% en 2016, passant de 94 en 2015 à 102 en l’année dernière. Ce segment assoit son développement sur les réglementations nombreuses et complexes qui touchent le secteur financier : directives européennes sur les marchés de capitaux, des services, des prestataires de service de paiement et de monnaie électronique (DME2, DSP2, MIF2, MAD2, etc.) ou encore les règles édictées par les régulateurs nationaux (AMF, ACPR). Un cadre qui concerne également les clients des établissements financiers. Le dernier règlement européen sur la protection des données (GDPR) renforce les contraintes pour les établissements, tandis que la quatrième directive anti blanchiment (Directive UE 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015) implique des obligations de contrôle de l’identité des clients.
Des exigences réglementaires assorties de lourdes sanctions
Les banques traditionnelles ont déjà commencé à prendre des mesures de contrôle client depuis longtemps, notamment en raison des exigences règlementaires qui découlent des recommandations du GAFI (Groupe d’Action Financière ou FATF pour Financial Action Task Force), un organisme international, sous l’égide des Nations Unies, créé à Paris en 1989.