La création du poste de DPO (Data Protection Officer) et ses implications en termes de gouvernance ont représenté les changements les plus visibles au sein des organisations, en prévision de l’entrée en application du règlement européen sur la protection des données (RGPD) en mai 2018. “Il a fallu réfléchir à l’entité à laquelle il allait être rattaché ainsi qu’à l’équipe et aux moyens qui lui seraient alloués”, commente Lucas Naja, nommé DPO d’Arkéa en mars 2018. Il a ainsi pu accompagner la fin du chantier de mise en conformité, un “projet de deux ans avec des investissements humains et informatiques importants”.
Rattaché à la direction de la conformité (un choix pour lequel ont opté la plupart des institutions financières), il chapeaute une équipe de quatre personnes à temps complet : “trois juristes et un profil sécurité du système d’information”. Lui-même est issu du milieu IT : il a été responsable département systèmes d’information et organisation chez Suravenir puis responsable département SI et organisation et responsable organisation chez Arkéa.
Une filière de plus de 30 référents de données personnelles a également été créée au sein du groupe. “On en trouve a minima un par filiale, puis des référents dédiés à quelques fonctions régaliennes comme l’informatique, le marketing ou les ressources humaines”, indique le CDO. Ces référents occupent bien souvent des fonctions support dans leur entité respective (juridique, sécurité informatique, etc.) et endossent celle de référent en complément. Certains sont des ex-CIL (correspondants Informatique et Libertés).
Chez Société Générale, la mise en conformité a débuté fin 2016 avec la création d’un programme global au niveau du groupe, porté directement par la direction générale. “La direction a eu la volonté de créer une équipe groupe pour définir les règles, les deadlines et interprétations du texte tout en laissant aux business units et entités locales une certaine marge de manoeuvre pour le déploiement”, décrit Antoine Pichot, CDO.