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Kaleido
blockchain, cryptoactif
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Sophia Lopez
Fondatrice et COO Kaleido depuis novembre 2017
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Steve Cerveny
Cofondateur et CEO Kaleido depuis novembre 2017
Kaleido propose une plateforme SaaS permettant de créer et gérer des réseaux blockchain et des applications décentralisées. De quelle manière a-t-elle évolué depuis sa création en 2017 ?
Steve Cerveny : L’un des grands changements est celui de l’environnement dans lequel évolue Kaleido, avec l’explosion du Web3. Il y a quelques années, la DeFi n’existait pas, les NFT et le métavers non plus. Lorsque Kaleido s’est lancé, nous nous adressions à des entreprises formant des consortiums pour remplacer des systèmes legacy et des processus anciens et les moderniser grâce à la blockchain. Cela existe toujours. Mais la nouveauté, c’est la montée en force du Web3. Car désormais, les sociétés BtoC se demandent comment créer de nouvelles expériences pour engager leurs clients, par exemple avec des NFT. On voit donc émerger tout un nouveau pan d’applications à grande échelle, sans compter le sujet institutionnel avec les monnaies numériques de banque centrale. C’est un élément important dans l’évolution de la croissance de Kaleido.
Si l’on se met à la place des entreprises aujourd’hui, le Web3 représente un challenge énorme. De nouveaux protocoles émergent, et les sociétés ont souvent peu ou pas de spécialistes en interne… L’objectif de Kaleido est de réduire la complexité. C’est pour cela que nous avons construit une plateforme étendue, un “one stop shop”. Il s’agit d’éviter que les entreprises ne se tournent vers plusieurs vendeurs différents pour construire une seule solution, car certains proposent un wallet, d’autres un service d’oracle, d’autres des APIs vers les exchanges, d’autres encore des connexions RPC [appels de procédure distante, Ndlr]… Pour faire simple, l’objectif de Kaleido est de rendre la création d’une application Web3 aussi simple que la création d’un site Web ou d’une application mobile.