Comment considérez-vous les banques françaises sur le plan de l’open banking ?
Elles ont un problème d’état d’esprit qui fait qu’elles ne sont pas prêtes. Les banques françaises manquent visiblement d’APIs prêtes à fonctionner, leur “legacy systems” sont très encombrants, leur culture n’a pas changé ; elles restent dans une logique de conformité plutôt que d’opportunités.
En quoi est-ce un problème ?
Vu la prolifération des fintech, l’open banking devrait déjà être un mode de fonctionnement installé, les coopérations devraient être mises en place, les APIs déployées. Et à défaut, l’adoption de la DSP2 aurait dû donner l’impulsion nécessaire au mouvement. Mais comme les discussions restent centrées sur le côté “il faut que je me conforme”, toutes ces banques traditionnelles restent aveugles aux opportunités créées par la collaboration avec des acteurs plus petits et plus souples.