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Sophie Marot-Rémy
Directrice marketing depuis mars 2025
Le projet de transformation numérique lancé par Euler Hermes en 2017 repose sur trois piliers : digitalisation des offres et services, data et évolution des compétences des collaborateurs. Comment avez-vous abordé le premier domaine ?
Nous avons analysé la totalité de la chaîne de valeur d’Euler Hermes et avons élaboré notre feuille de route en fonction des forces identifiées, soit via de l’innovation pure, soit via de la modernisation. Sur l’octroi de cautions, par exemple, nous avons rapidement constaté que les nouvelles technologies pouvaient nous permettre d’atteindre de nouveaux clients. Historiquement, nous servions plutôt les grands groupes, mais la construction de parcours 100% numériques nous a permis de proposer nos services aux PME. Celles-ci peuvent très facilement venir souscrire une caution dans le cadre d’un appel d’offres, de manière unitaire et ponctuelle. C’est un cas d’usage très utile à l’industrie du BTP, par exemple.
L’un de vos services phares est le recouvrement…
Effectivement, et le numérique permet de venir très simplement sur notre site nous confier des factures impayées, après quoi nous nous appuyons sur nos équipes en région pour lancer le processus de recouvrement. Dans ce domaine, par exemple, il s’agit plus de modernisation que d’innovation pure. Le recouvrement est un marché très atomisé, dans lequel Euler Hermes a la particularité de ne faire que du BtoB.
Notre valeur ajoutée réside dans notre capacité à préserver au maximum la relation commerciale, à s’engager dans la phase judiciaire le plus tard possible. Cela demande une double compétence, commerciale et juridique, que nous proposions historiquement à nos clients dans le cadre de leur assurance-crédit. Désormais, nous pouvons offrir ce service de manière découplée, sur un mode “à la carte”, en France ou à l’export.