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Edenred
paiement en magasin
Le marché des titres-restaurant représente aujourd’hui un volume annuel de dépenses de plus de 6 milliards d’euros et connaît un taux de croissance de 2% chaque année. 4 millions de bénéficiaires utilisent les titres-restaurant lors de leurs pauses-déjeuner. Si la version papier reste prédominante, les titres dématérialisés constituent désormais 15% des titres émis, selon CONECS, opérateur technique universel en charge de l’acquisition et du routage de transactions de titres-restaurant dématérialisés. La société est détenue à parts égales (25% chacun) par Edenred, Up, Sodexo Pass France et Natixis Intertitres.
Selon ses promoteurs, le titre-restaurant dématérialisé (carte titre-restaurant, portefeuille électronique) offre des avantages aussi bien au salarié qu’à l’employeur : facilité de gestion et d’utilisation (contrôle du solde en temps réel, possibilité de commander en ligne), assurance contre la perte et le vol, accélération du délai de remboursement (sous 48 heures contre un mois pour la version papier)…
Comme pour les titres papier, les titres dématérialisés sont soumis au plafond journalier fixé à 19 euros par la réglementation. La possibilité de dépenser au centime près est néanmoins présentée comme une avancée, avec 80 euros d’économies estimées par an par bénéficiaire. “Le montant moyen d’une transaction s’élève à 10,50 euros. Le titre papier a quand à lui, en moyenne une valeur faciale de 7,70 euros”, détaille Vincent Toche, président de CONECS.
Si le passage à la dématérialisation et au digital séduit de plus en plus les employeurs, les salariés, eux, font encore de la résistance. “Les premiers promoteurs sont les DRH puisque c’est plus simple pour le transport et la distribution. De nombreux bénéficiaires préfèrent encore les titres papier qui selon eux sont plus faciles d’utilisation.