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ConsenSys
blockchain, cryptoactif, cryptomonnaie
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R3
Le financement du commerce international, encore régi par des processus complexes faisant intervenir de nombreux intermédiaires et surtout, recourant massivement aux documents papier et à des vérifications d’authenticité manuelles, s’est vite révélé comme un cas d’usage parfait pour la blockchain. Plusieurs consortiums bancaires ont émergé à partir de 2016 pour réfléchir à la question et bâtir des plateformes utilisant des technologies de registre distribuées (DLT) pour numériser les processus et sécuriser les transferts à toutes les étapes en certifiant les documents sur la DLT. Objectif : gagner du temps, réduire les coûts opérationnels des banques et faire baisser la fraude.
mind Fintech a recensé les 8 principales plateformes blockchain s’attaquant au trade finance dans le monde : we.trade, lancé par des banques européennes et qui couvre principalement le continent européen, Marco Polo et Contour, qui affichent des ambitions mondiales, komgo, présente en Europe, en Asie et aux États-Unis, eTradeConnect, lancée à Hong Kong, Bay Area Trade Finance Blockchain Platform (BATFB), développée à l’initiative de la Banque Populaire de Chine, Finacle Trade Connect en Inde, et dltledgers en Asie. Pour chacune, nous avons identifié leurs actionnaires et clients, dont vous pouvez retrouver la liste dans notre espace data.
Outre ces 8 principaux consortiums qui proposent des produits de financement aux entreprises, des plateformes blockchain dédiées à la supply chain ont vu le jour, que nous n’avons pas prises en compte dans notre étude. Il s’agit par exemple de Vakt, qui travaille avec komgo, de Tradelens, de CargoX ou encore du Global Shipping Business Network (GSBN).
Positionnement : open account ou lettre de crédit
Pourquoi autant de projets ? D’abord, car les plateformes ont des positionnements parfois très différents. Certaines se placent avant tout sur “l’open account” (comptes ouverts), soit l’écrasante majorité des transactions de commerce international (environ 90%). Ces transactions sont actuellement financées sans sécurité de paiement ou bien parfois avec BPO (Obligation Bancaire de Paiement), engagement donné par une banque à une autre de la payer qui offre aussi des possibilités de “financement de la supply chain”, c’est-à-dire des financements pré ou post-expédition (affacturage, reverse factoring…). Objectif des plateformes blockchain : sécuriser des transactions qui ne l’étaient pas jusqu’à présent et proposer des outils de financement aux entreprises.
C’est le positionnement de la plateforme européenne we.trade (qui a fusionné fin 2018 avec le projet Batavia, cofondé par IBM et UBS). Elle propose un service de sécurisation du paiement puis des produits de financement (garantie de paiement, avance de trésorerie, financement d’un différé éventuel de paiement). C’est aussi la stratégie de Marco Polo, groupe de travail de R3, qui propose des cessions de créances, du reverse factoring et des garanties de paiement ; d’eTradeConnect à Hong Kong ; et de BATFB en Chine (qui présente une forte dimension supply chain).